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Rencontre avec Olivier de vascomag.fr

par | Enjoy

Il y a quelque chose d’un Vasco de Gama dans tous les coureurs, une âme d’explorateur qui nous pousse à toujours sortir des sentiers battus et à courir la ville comme un terrain de jeu. Et peut-être + encore chez Olivier, fondateur du blog vascomag.fr et runner en quête de découvertes. Pour le suivre, il faut le souffle du montagnard et l’esprit d’un explorateur… 

Plus que le nom d’un blog, VascoMag, c’est un peu comme une philosophie et « le reflet de ma passion pour les activités outdoor » : un magazine où se mélangent les récits d’expériences en trail ou à vélo et les articles sur l’infinie diversité de cet univers.

« Contemplatives, sportives, au long cours, au coin de la rue, mon but n’est pas d’opposer les pratiques, mais au contraire de mettre en avant ce qu’elles ont de commun : le goût de l’effort, la volonté d’explorer le monde qui nous entoure, la recherche, je crois, d’une certaine forme de simplicité, bref un ensemble de valeurs que je résume volontiers sous l’expression un peu fourre-tout: l’esprit d’aventure ».

« La Croix-Rousse en 3 000 marches », le premier article partagé par Olivier sur son blog, avait de quoi donner le ton: le récit de son épopée sportive sur les « pistes » de la Croix-Rousse, un « urban trail » aux airs de grande échappée vers l’inconnu. Le temps d’un run, la transformation s’opère, et Olivier devient Vasco!

« Je partage avec Seety cette idée qu’on peut recréer en bas de chez soi les conditions de l’aventure pour peu qu’on regarde son environnement quotidien avec les yeux d’un explorateur. En faisant appel à son imaginaire d’enfant, en se plongeant dans les anecdotes et les légendes du quartier, on fait renaître de la féérie dans un univers qui nous paraissait familier et sans surprise ».

Adepte d’audio-runs, Olivier s’empare de Seety comme d’un outil de reportage. « Avec Seety, on devient le conteur de ces petites histoires fabuleuses, bref on partage un peu de magie ». Fin du parcours, fin du run, fin du reportage, le moment de revenir sur cette expérience un peu inédite, dont il fait le récit détaillé ici. Il raconte: « j’ai constaté à quel point la voix communique facilement des émotions. On développe sans doute plus spontanément une certaine connivence avec son auditoire que par écrit ».

Olivier dévore les kilomètres avec la passion d’un globe trotter, le chrono laissé un temps de côté au profit de l’expérience, de l’ambiance. En solo, en compétition, entre potes, en montagne ou en ville, il trouve son compte dans toutes les formes de pratiques.

« Même s’il m’arrive régulièrement de courir sans but particulier, j’apprécie de temps en temps de pouvoir donner un sens à ma sortie, de lui donner un angle, une consistance. J’aimerais bien créer un parcours pour s’extirper des entrailles de la ville, partager le chemin le plus court vers la nature, façon grande évasion. Dans un genre différent, je serais intéressé de commenter un ultra, en me focalisant davantage sur l’expérience intérieure ».

Moi qui ai trop souvent tendant à courir en regardant mes pieds, je me surprends à lever les yeux.

Quand l’ambiance est à la sinistrose à cause de difficultés économiques et sociétales, Olivier parle lui de « ré-enchanter le monde » par le sport, au détour d’un run, de réapprendre à s’étonner de la beauté de notre environnement familier.  « La beauté du monde, pour qui sait la regarder, est une source sans fin de satisfaction. Sans nous en rendre compte, nous sommes assis sur un trésor ».

 

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